Chronique album
Paris
31/08/2010 -
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Inspiré par diverses lectures (Théodore de Banville, Gabriel Garcia Márquez), ce nouvel opus décrit un monde parallèle entre mer, nature sauvage et références à l’Antiquité (le mur de l’empereur Hadrien). Un imaginaire très proche du rock progressif des années 1970, renforcé par l’usage de flûtes, violoncelles et claviers vintage.
En cela, Brotherocean poursuit la veine onirique et sensible de Ghost Days. Mais, alors que son prédécesseur brillait par sa guitare folk omniprésente et ses climats intimistes, celui-ci intrigue et emporte dans un semi-rêve parfois inquiétant. Au beau milieu de mélodies célestes, on trouve, pêle-mêle, des chœurs obsédants (Hallalcsillag), des rythmiques répétitives, une saillie électro très expérimentale (River Sister) et une voix noyée dans un écho subaquatique (We are Invisible).
Les amateurs du versant pop de Syd Matters pourront se raccrocher à Hi Life, superbe single au riff de piano entêtant. Tous les autres apprécieront l’inventivité bluffante et la poésie pure atteinte par une formation devenue, en France, incontournable.
Jérôme Pichon
24/01/2008 -
07/07/2004 -