Chronique album
Paris
06/09/2010 -
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Côté musique, Gonzales s’est associé au berlinois Boys Noize pour composer la bande-originale de ce film. L’album, très homogène, fait systématiquement appel à l’instrument de prédilection de Gonzales, le piano, célébré en son temps dans l’album Solo Piano. Boys Noize ne passe pas la musique de Gonzales à la moulinette de sa dévastatrice techno. Ici, il amène discrètement ses rythmiques électroniques, provoquant quelques déhanchements. Des rythmes plutôt funky sur You Can Dance et très house sur Siren Song, emporté par le piano et des voix filtrées au vocoder.
Ivory Tower s’ouvre avec Knight Moves et les vocalises éthérées de Feist, mais se poursuit plutôt dans une veine instrumentale : normal, c’est une B.O. Mais Gonzales nous emmène dans la pop des années 1980 ou la disco des années 1970, faisant preuve à la fois d’érudition musicale et d’amusement. Il conclut cet album, qui oscille entre mélancolie et titres légers, par un rap sur l’instrumental de Never Stop. Rappeur, pianiste, scénariste, acteur… non, Gonzales il ne s’arrêtera jamais.
Nicolas Dambre
22/04/2008 -
08/12/2004 -