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Dossier


Sakifo 2009 à La Réunion

Cinq jours au son du maloya


13/08/2009 - 

Evénement majeur de La Réunion, la sixième édition du festival Sakifo s’est achevée dimanche 9 août à Saint-Pierre, au sud de l’île. Subtil mélange de pointures internationales (George Clinton, Khaled), d’artistes venus de tout l’océan Indien (Danyel Waro, Maalesh, Ousanousava) et de noms de la chanson hexagonale (Olivia Ruiz, Camille Bazbaz), le casting a réuni cette année environ soixante-dix artistes. Balade musicale au gré des rythmes et du vent.


C’est l’hiver sur l’île de La Réunion. A Saint-Pierre, sur le front de mer, un vent soutenu charrie les odeurs de carri poulet et de piments farcis. Pour cette première soirée, gratuite et populaire, le Sakifo met en valeur les musiciens de l’océan Indien : ceux de l’île bien sûr et leur hypnotique maloya, mais aussi ceux de la sous-région : Madagascar, Maurice et Mayotte.

Difficile de tout voir, car les concerts se déroulent en simultané, sur quatre scènes, installées au bord de la plage. Au Grand Large, Tikok Vellaye démarre les festivités avec son jazz créole vitaminé, nourri de maloya et d’influence "malbar", la couleur indienne de La Réunion. Un peu plus loin, à côté du café de la gare, 974 Reggae balance un dub explosif, dopé par une trompette sacrément efficace. Luciano, le chanteur, vient du quartier populaire du Chaudron, à Saint-Denis. Il a tissé un collectif qui navigue entre différentes tendances reggae : roots, dub ou ragga.

On continue. A la Capitainerie, l’ambiance a l’air du tonnerre : quatre jeunes femmes en blanc, dansent, chantent, et tapent même le roulèr, le gros tambour du maloya, majoritairement joué par des hommes. Les filles de Simangavole viennent des quatre coins de l’île et ont monté leur groupe en 1998. Elles font partie de cette jeune génération de "maloyèrs", qui insufflent une nouvelle énergie au maloya, le blues réunionnais de la canne à sucre. Plus habituées à chanter dans les kabars, les soirées traditionnelles du maloya, que sur les "podiums", comme on dit ici, Simangavole délivre un maloya brut, frais et tonique. Elles enregistrent actuellement leur premier album dans un studio des hauts de Saint-Denis. Pourvu qu’elles y gravent la même énergie !

Eglantine Chabasseur


Incontournable "risofè"

Réunion d'artistes pour le "Risofé" du Sakifo. 

		(Photo : E. Chabasseur)
C’est certainement le moment le plus attendu du festival Sakifo : le "risofè", concert matinal du dernier jour du festival, rend cette année hommage au truculent Arnaud Dormeuil...

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Le rap maloya d’Alex

Alex, lauréat du Prix Alain Peters 2009. 

		(Photo : E. Chabasseur)
Dimanche 9 août, le jury a remis le Prix Régional Alain Peters à Alex, rappeur maloya de Piton Goyave. Ému aux larmes, Alex pensait arrêter la musique...

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Taper le bœuf sous les tropiques

Fixi du groupe Java avec Olivier Araste, le chanteur de Lindigo. 

		(Photo : E. Chabasseur)
A l’image de la programmation du festival Sakifo, les bœufs entre artistes ne manquent pas de saveur. Tout au long du festival, des affinités se dessinent...

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Granmoun lé la !

Groove Lélé  

		(Photo : E. Chabasseur)
Chez les Lélé, le maloya, c’est sacré. Rencontre avec Willy et Urbain, les voix de Groove Lélé et fils du célèbre Granmoun Lélé...

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Mangalor

rougaizimages.com
Jeudi 6 août, 14 heures. En concert sur la scène de Terre Sainte, le quartier des pêcheurs de Saint-Pierre, le jeune groupe Mangalor défend un maloya respectueux des traditions ...

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Le mirage Congopunq

e. chabasseur
Dans la nuit du jeudi 6 août, à une heure du matin, Congopunq pompe les dernières forces du public pour faire tourner son génial bazar électrogène.

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