Dans la zone sahélienne sèche, la dégradation des sols contribue de manière significative à l’insécurité alimentaire, l’appauvrissement des populations rurales et la perte des ressources naturelles. Ce phénomène menace la survie de plus de 50 millions d’habitants sur un espace allant du Tchad au Cap-Vert. Les spécialistes prévoient que le nombre de ces populations vulnérables va doubler d’ici vingt-cinq ans du fait de la croissance démographique.
Face à cette situation, les paysans adoptent la technique de la régénération naturelle assistée (RNA). Il s’agit en fait de la combinaison de plusieurs techniques traditionnelles : les cordons pierreux, les demi-lunes, le zaï, la fumure organique, la coupe sélective des arbres.
Tour d’horizon dans deux villages du nord du Burkina Faso : Bogoya et Somyanga.
Invités : Mathieu Ouédraogo, agro-forestier, vulgarisateur ; Ali Kindo, agriculteur à Bogoya ; Ousseini Zoromé, agriculteur à Soumyanga.