Biographie
Auteur-compositeur-interprète, son premier album "Le sac de filles", sort en 2002. Camille a 24 ans. Pensé au départ comme un disque folk dépouillé enregistré live, l’idée se concrétise avec Jacques Ehahart (producteur du "Jardin d’hiver" d’Henri Salvador). Le musicien de jazz Magik Malik vient poser quelques airs de flûte sur certains titres. Deux simples sont extraits de ce premier album "Le sac des filles" et "Demeure d’un ciel". L’album s’écoule à plus de 30.000 exemplaires et rencontre un succès d'estime. Séduit par la chanson "Paris", Stéphane Sednaoui (star du clip, complice régulier de Madonna) contacte la maison de disques pour réaliser le clip, acceptant un cachet moindre.
La même année, Camille pose sa voix sur "Nicole" et "Geneviève", deux morceaux du disque "Les pétroleuses", projet initié par Marc Collin, producteur virtuose de l’électronica parisienne (Ollano, Volga Selection et initiateur du projet Nouvelle Vague).
En 2003, elle partage pendant cinq jours l’affiche de L’Européen à Paris avec Roméo, autre chanteur à textes, du 28 janvier au 1er février. Accompagnée par un ensemble piano, guitare, contrebasse, batterie.
Boulimique en musique, elle est en duo avec le chanteur Marka, dans "Avant après" tiré de l’album de "L’Etat c’est moi", co-écrit le titre "Seeing is believing" sur le premier disque des français électro Scratch Massive. En décembre, Jean-Louis Murat rentre en studio pour un nouvel enregistrement qui figure uniquement sur le DVD "Parfum d’acacia au jardin". Camille, qui assurait déjà une partie des choeurs de "Lilith" ("le chef des choeurs" selon Murat) sorti la même année, appose ses accents soul ou rythm’n’blues.
2004, Camille est de nouveau aux choeurs sur "Langage oublié" de Gérard Manset, sorti en mars. Le 25 paraît l’album, "Ragalet", de son comparse Sébastien Martel, pour lequel elle chante les titres "Ragalet" et "Dumb VF".
Nouvelle vague
En avril, elle participe à l’aventure Nouvelle Vague, avec sept autres chanteuses, soit un recueil lancé par Marc Collin et Olivier Libaux. Figurent au répertoire du collectif, des relectures bossa-nova de quelques grands titres new wave, des reprises de Joy Division, The Clash, The Cure... Camille chante en anglais, une reprise des Dead Kennedys "Too drunk to fuck" et "In a manner of speaking" de Tuxedomoon, "Guns of Brixton" des Clash et "Making plans for Nigel" de XTC, et fait partie de la tournée européenne.
Sur l’album "Superdiscount 2" d’Etienne de Crécy, elle interprète la chanson "Someone like you", co-écrite avec lui. Elle chante aussi sur l'album de Oomiaq, musicien-compositeur-illustrateur et celui de Franck Monnet. Début 2005, elle signe aussi un texte, "Caméra dans le cœur" sur le cinquième album de Lokua Kanza, "Plus vivant".
Mais c'est sur scène que la jeune femme montre son véritable talent. La folie douce s'empare alors de Camille et de ses musiciens, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui découvrent là une mise en scène originale. Elle se produit pendant plusieurs mois sur les scènes françaises (une centaine de dates), avec notamment des apparitions remarquées au Printemps de Bourges et aux Francofolies, mais aussi européennes. On la voit en Israël et à Montréal. Elle se produit plusieurs fois au cours de l'année 2005 à Paris, dans des salles comme le Théâtre des Blancs-Manteaux (du 2 au 19 mars), le Café de la Danse (du 14 au 16 juin) ou le Trianon.
La jeune femme reçoit en novembre le Prix Constantin qui récompense chaque année, un jeune talent.
Véritable phénomène de la chanson française, Camille se voit remettre le 4 mars 2006 deux Victoires de la Musique : une pour "le Fil" consacré Album révélation de l’année et une autre comme Groupe ou artiste Révélation scène de l’année.
Quelques jours plus tard, sort un "Live au Trianon" enregistré dans la petite salle parisienne les 17 et 18 octobre de l'année précédente.
Camille se produit une nouvelle fois à guichets fermés dans la capitale française, du 29 au 31 mars 2006 au Cirque d'Hiver. Elle part ensuite sur les routes internationales : Amérique latine d'abord, puis Europe et Amérique du Nord.
En juin 2006, l'album "Le Fil" sort aux Etats-Unis et en Angleterre. A l'été, la diva entame le tournage d’"Ava", premier film d'Olivier Lecot. Elle y joue le rôle d’une jeune fille un peu spéciale qui débarque dans la vie d’un séducteur. En septembre, la chanteuse figure sur l'album de Sébastien Martel, "Coitry". Elle se produit d'ailleurs à ses côtés le 5 septembre, au Théâtre du Rond Point, à Paris, à l'occasion du "Concert en Blanc - Solidarité Liban". Les profits sont reversés à la Croix Rouge Libanaise. Le 5 octobre, elle monte sur les planches du Shepherds Bush Empire de Londres.
2007 : Chants sacrés
En 2007, Camille prête sa voix à Colette, héroïne du film d'animation des studios Pixar "Ratatouille". Elle interprète aussi la chanson du générique, "Le Festin". Mais cette année-là, elle tisse surtout un nouveau projet, très spirituel : reprendre le compositeur britannique Benjamin Britten et différents chants religieux dans les églises.
Pendant plusieurs semaines, elle s'attèle au "Ceremony of Carols" écrit par Britten en 1942, afin de l'interpréter de la façon la plus juste qui soit. Puis la chanteuse agrège à sa manière, sous le titre "God is Sound", une série de chants chrétiens, juifs, soufis algériens, taoïstes… Elle présente le fruit de son travail au public pour la première fois en juin 2007, à l'église Saint-Eustache, à Paris. Accompagnée des chanteuses Indi Kaur et Julia Sarr et du guitariste Sébastien Martel pour la première partie, a cappella pour la deuxième. L'aventure se poursuit tout l'été, cet audacieux spectacle s'exportant dans d'autres villes de France.
2008 : "Music hole"
En octobre 2007, Camille se penche sur la préparation d'un troisième album studio. "Music Hole" sort le 7 avril 2008. Comme "Le Fil", il met très en avant la voix de la chanteuse, avec de nombreux a capella, des polyphonies et des transes vocales fulgurantes. Pour ne rien faire comme les autres, Camille s'amuse aussi à utiliser son corps pour faire des percussions : se frapper la poitrine, taper du pied, faire des bruits de bouche, des souffles, des cris d'animaux… Elle s'entoure pour cela de deux complices : Sly (Martin Gamet), un ex du collectif de rap français Saïan Supa Crew et de MaJiker (Matthew Ker) qui s'occupe des machines et du piano. Le mixage est réalisé à Reykjavik, en Islande.
Côté textes, Camille surprend en choisissant l'anglais pour s'exprimer. Capitulation à la domination culturelle anglo-saxonne ? Tentative d'investir d'autres marchés ? L'artiste répond non : elle avait juste envie de tenter l'aventure d'une autre langue qu'elle maîtrise en l'occurrence parfaitement.
En avril, elle joue quatre soirs de suite au festival du Printemps de Bourges, dans le centre de la France. Du 23 au 28 mai, elle est à la Cigale, à Paris. Puis elle part en tournée.
Mai 2008
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28/01/2003 -