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Biographie


Bélo


Véritable phénomène musical à Haïti et aux Antilles, le reggae-soul mâtiné de rythmes traditionnels de Bélo séduit. Invariablement en Afrique, en Europe ou aux Etats-Unis. Retour sur le parcours du jeune mais ô combien prometteur lauréat du Prix RFI Découvertes 2006...



Murat Jean Belony, alias Bélo, est né le 29 octobre 1979 à Croix-des-Bouquets, au nord de Port-Au-Prince, la capitale d’Haïti. Dans un pays où la musique est omniprésente - merengue, compas, zouk, et musique carnavalesque rara -, Bélo se montre doué pour le chant dès son plus jeune âge.

Au collège Blaise Pascal, où il a effectué une partie de ses études secondaires, il occupe les heures de récréation en reprenant des refrains reggae et ragga. Très vite, le coeur de Bélo penche pour le reggae et notamment le très énergique Buju Banton, ou des chanteurs Haïtiens comme Alan Cavé et Eddy François. Il apprend d’abord à jouer de la guitare basse, puis choisit la guitare acoustique, qui sera son meilleur passeport pour les scènes haïtiennes.

Encouragé par ses proches et notamment son frère Charlot (aujourd’hui devenu son manager), Bélo multiplie les concerts et, en autodidacte, il se forge une solide expérience scénique. En 1998, à tout juste 19 ans, alors qu’il joue avec le groupe Sokute à la Foire traditionnelle de Noël d’Haïti, Fabrice Rouzier et le guitariste Clément "Kéké" Bélizaire, du groupe Mizik Mizik, remarquent la voix hors du commun de Bélo. Parallèlement, Jean Marc Appolon, grand nom de la production haïtienne, l’encourage à travailler sur un album.

A partir de ce moment, Bélo enchaîne les collaborations musicales et remporte différentes distinctions à Haïti. Le public, qui commence à le connaître, l’apprécie aussi de plus en plus pour ses compositions, ses textes et sa simplicité. En 2000, il pose notamment sa voix sur le titre "Krazy About Music" de l’album "Horizons", du groupe Sokute.

2005 : premier opus


Par la suite, il travaille sur "Lakou Tranquil", son premier album, très attendu à Haïti et dans l’ensemble des Antilles. A dominante reggae, "Lakou Tranquil" sort en août 2005 en Haïti. L’album s’avère très largement imprégné de soul music et influencé par la "musique racine" haïtienne. Très vite, c’est le raz-de-marée et les stations de radio et de télévision diffusent en boucle certains titres comme "Match", "Dioré", "Lov pou Lov" et "Jasmine".

La jeunesse plébiscite ce jeune auteur compositeur et interprète, dont les textes dénoncent les conditions de vie en Haïti et prônent l’unité. "Lakou Tranquil"consacre Bélo révélation de l’année 2005 en Haïti (d'après Radio Métropole, Radio Ibo,la chaîne de télévision Télémax, ou Ticket Magazine). Avec la chanson "Tenza", il entre dans la catégorie des "vingt meilleurs artistes francophones" du concours Radioffonies, organisé par Francodiffusion et l’Organisation Internationale de la Francophonie, dans le cadre du Festival Francophone en France.

En novembre 2006, il remporte le Prix RFI Découvertes, à Douala, au Cameroun. Avec cette distinction, Bélo gagne en renommée et rentre en Haïti en véritable star nationale, affublé d’un surnom donné par ses nouveaux amis camerounais, "Bélo Haïti".

A partir de janvier 2007, il se produit en Haïti, aux Etats-Unis, en Amérique du sud et en Europe. Mais il prend son temps pour préparer sa tournée africaine en mai 2007 : il passe à Bamako (Mali), à Ouagadougou (Burkina Faso), à Niamey (Niger) et à Accra (Ghana). Sa tournée se termine le 11 mai, date anniversaire de la mort de Bob Marley, événement dûment fêté chaque année au Sénégal. Hasard du calendrier ou non, Bélo en profite pour rendre un bel hommage au père du reggae.

2008 : "Référence"


Après tant de concerts donnés aux quatre coins du monde, il est temps pour Belo de concocter un nouvel album. "Référence" sort au printemps 2008. C'est l'occasion de le présenter d'abord à son public haïtien le 10 mai, dans le Parc historique de la canne-à-sucre à Port-au-Prince.

D'aucun trouvent cet opus plus abouti au niveau des compositions. La voix semble aussi plus affirmée. Pour l'enregistrement des douze titres, Belo a élargi son cercle de musiciens : le pianiste argentin Gabriel Saientz, le batteur costaricain Carlomagno Araya ou encore le saxophoniste hispano-vénézuelien Ed Callé. Participent aussi le guitariste américain Andy Barrow et le bassiste/chanteur camerounais Richard Bona.

Conscient de la place qu'il occupe auprès de ses compatriotes, celle de porte-parole, il aborde des thèmes plus engagés comme dans "Mwen bouke (J'en ai assez)" ou "Timoun Yo" chansons dans lesquelles il évoque le sort des enfants d'Haïti. Dans "Pap Negosye" texte qu'il a écrit alors qu'il était en Afrique, il exhorte les jeunes à se protéger lors de rapports sexuels. Belo a incontestablement mûri et ses textes en sont la preuve.

Il se produit à Paris le 20 juin à l'Opus Café et le 21 pour la Fête de la Musique dans les jardins du Ministère de la coopération.

Juillet 2008


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