Biographie
Phénomène plus commercial qu'artistique, Ophélie Winter est l'idole des jeunes de cette fin de siècle. Un peu touche-à -tout (télé, ciné, musique), elle est un personnage incontournable de la vie publique hexagonale et ceci, en dépit d'une carrière très "à l'américaine".
Baby star
Et Dieu dans tout ça?
Entre temps, son ancien label Carrère a changé de nom et de profil pour se transformer en East West sous l'impulsion de Michael Wynen. C'est ainsi qu'Ophélie peut enfin écrire et enregistrer un album à son image, jeune et funky.
En 1995, sort le simple "Dieu m'a donné la foi" qui se vend à 500.000 exemplaires. Entourée d'un service de promotion solide, Ophélie devient alors une star internationale. On la voit partout, dans la presse et sur les plateaux de télévision. Quelques mois plus tard, en mars 96, le simple est suivi de l'album "No Soucy". Enregistrés à Londres, Bruxelles, Paris et Los Angeles, les douze titres, dont cinq en anglais, sont soul et rythm'n'blues. Aidée de son frère, Michael, pour les titres en français, elle s'est entourée d'une équipe prestigieuse pour le reste de l'album : Soulshok & Karlin, qui travaillent habituellement avec des artistes tels que Madonna ou Toni Braxton, ainsi que Siedah Garret, qui collabora avec Michael Jackson sur "Bad". Elle s'offre même un duo avec le rapper Coolio sur le titre "Keep on the red light".
Une version internationale de l'album, "Soon", sort en septembre 96 et s'écoule à 100.000 exemplaires.
Symbole
Enfin l'année 96 est également l'année de ses débuts au cinéma dans le film de Claude Lelouch, "Hommes femmes mode d'emploi" où elle partage une scène avec l'homme "d'affaires", Bernard Tapie. On la retrouve début 97 dans une autre comédie, "Tout doit disparaître" de Philippe Muyl. Enfin, lors du Festival International du film de Cannes 97, elle présente le film "Bouge", de Jerôme Cornuau, dans lequel elle joue son propre rôle.
Durant l'été 97, Ophélie Winter est présente dans les charts par l'intermédiaire de son dernier simple, un slow, "Rien que pour lui", à la coloration très soul. Trois autres extraits sortiront les uns après les autres en totalisant un total de ventes d'un million de copies.
Ophélie est désormais un symbole d'énergie pour toute une génération. Avec son franc-parler et son vocabulaire très "banlieue", elle semble accessible à son public. De plus, sa romance avec le rapper Mc Solaar renforce sa popularité (et réciproquement).
En juin 98, Ophélie Winter est à l'affiche du film "Folle d'elle" de Jérôme Cornuau aux côtés de l'acteur Jean-Marc Barr (héros du film "le Grand Bleu").
Intimité
Un mois plus tard, paraît le titre "Je marche à l'envers", premier extrait d'un nouvel album qui sort le 28 août sous le nom de "Privacy". Comme la première fois, le déclic est immédiat ! Le public suit et à grand renfort de promotion, Ophélie apparaît comme la bombe médiatique du moment. Si elle a écrit tous les textes, elle s'est entourée d'une équipe de choc pour le reste : le producteur Anders "Bag" Bagge (Ace of Base), les compositeurs Shelly Peiken et Guy Roche (Brandy, Aalyah) ou le remixer Niven Garland (Madonna). Bilingue, le répertoire est toujours très soul et très sucré, ciselé pour marcher.
Une version internationale sort en septembre. Très vite, Ophélie conquiert toute l'Europe, le Québec et le Japon. Dans les premières places des charts en Suisse, Belgique, Allemagne et Suède, un magazine allemand la classe même "the 1999 most exciting woman in the world".
D'une incroyable énergie, Ophélie Winter fait le maximum pour maîtriser sa carrière. Rien ne lui échappe, elle contrôle tout. Derrière un profil de phénomène de mode, son professionnalisme devrait cependant lui assurer une certaine longévité dans le métier.
C'est le 5 novembre 2002, que la belle fait son retour sur la scène musicale avec un album dans la veine R'n'B qui cartonne alors : "Explicit Lyrics". Le premier single extrait du CD est "Sache" et se classe d'emblée dans le Top Single.
Novembre 2002
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27/08/1998 -Â